#Propositions 2017


Notre ambition est que, dans 10 ans, 100% des élèves soient citoyens et employables à la fin de leur scolarité et tout au long de leur vie. Être citoyen et employable, cela signifie : être capable de comprendre le monde dans lequel on agit, être capable de se former tout au long de la vie, de s’insérer dans le milieu économique, être curieux et innovant, savoir rebondir.



4 mesures phares


1.

La maîtrise indispensable d’un socle de connaissance générale de base en y incluant une dimension numérique

Objectif

Afficher le primaire comme la priorité éducative des prochaines années – aucun élève ne peut quitter le primaire sans maîtriser les connaissances de base, leur contextualisation, et le numérique.

Actions

  • Donner des moyens supplémentaires à l’école primaire autour de trois axes :
    Confiance envers les enseignants et autonomie des écoles : accompagner et soutenir les enseignants du primaire (formation, moyens, etc.) et autonomie de décision et d’organisation aux écoles,
  • Innovations : permettre et financer les innovations, qu’elles soient pédagogiques, organisationnelles, techniques,
  • Personnalisation : mettre l’enfant au centre des démarches et adapter les enseignements à sa situation propre.

2.

La valorisation dès l’enfance de l’envie d’apprendre et de la capacité à agir

Objectif

Faire évoluer la pédagogie pour intégrer et valoriser l’envie d’apprendre, la capacité à entreprendre et la curiosité afin de mieux repérer les talents, les aptitudes et les motivations.

Actions

  • Confiance envers les enseignants et autonomie des collèges et lycées : donner une capacité d’action supplémentaire aux collèges et lycées notamment dans leur capacité à innover pédagogiquement (travail en commun, valorisation de l’initiative, etc.),
  • Innovations et ouverture au monde : favoriser les échanges entre monde éducatif et société civile au sens large (entreprises, artistes, chercheurs, etc.) et s’ouvrir plus à l’international,
  • Personnalisation : proposer des démarches permettant de repérer les talents, les aptitudes et les motivations afin de permettre une orientation plus adaptée à chaque jeune.

3.

L’information sur les trajectoires et les parcours possibles

Objectif

Refonder l’information permettant une orientation pertinente pour le jeune (métiers, formations, etc.), donner une lisibilité des parcours possibles et ouvrir les capacités à bifurquer en cours de formation.

Actions

  • Information réelle sur les débouchés (nombre d’emplois, qualité des emplois dans un secteur cible, évolutions dans le temps…),
  • Mesure et affichage, de manière unifiée, de la qualité et de la performance des organismes de formation notamment pour l’entrée dans l’emploi à tous les niveaux (CFA, universités, grandes écoles, etc.) et en interrogeant entreprises/jeunes/intervenants…
    • Développement de passerelles à tous les étages entre les formations professionnelles, mais aussi entre les formations générales et professionnelles,
    • Information unifiée sur les dynamiques d’emplois territorialisées (ville, bassin d’emploi, département, région, national, européen…),
    • Agilité : accélérer la capacité de création d’une nouvelle formation/diplôme en faisant confiance et en évaluant le résultat plutôt qu’en autorisant à priori.

4.

Le renforcement de l’implication des entreprises dans la voie professionnelle

Objectif

Mettre les entreprises au cœur de la voie professionnelle pour mieux intégrer les mutations rapides des métiers dans un monde en évolution accélérée.

Actions

  • La définition des formations,
    • Les référentiels métiers doivent être rédigés sous la responsabilité des branches professionnelles,
    • Les ouvertures des formations doivent être définies par les branches professionnelles,
  • La liberté de financement direct ou mutualisé,
    • Liberté d’ouverture ou de fermeture des centres de formation professionnelle quand le financement est 100 % privé,
    • Liberté de financer sur appel d’offres des innovations pédagogiques ou des formations spécifiques (branches, entreprises),
    • Liberté de rémunérer à la prestation de toutes les formations afin d’intégrer l’innovation (à distance, présentielle…) et l’agilité,
  • La simplification,
    • Le droit de l’apprentissage doit être aligné sur le droit commun du travail,
  • L’évaluation,
    • L’évaluation des jeunes sur la partie professionnelle doit se faire conjointement par les entreprises et les enseignants.